Le regard de Drew Curry (Airei)

janvier 19, 2023

L’ŒIL SUR LE WORKWEAR 

« J’ai grandi dans la banlieue de Seattle, il n’y avait ni artiste, ni musée. Mon père était très pauvre quand il était jeune, il s’en est sorti, il adorait s’habiller, pour donner le change. Il m’expliquait « tu vois cette cravate. » il m’a appris à regarder tous ces détails. Pour lui, porter un costume, c’était dire quelque chose de lui-même qui avait à voir avec l’honneur, une forme de dignité », assure Drew Curry. Derrière une marque, Airei, un regard : « promouvoir l’humanité, exprimer la fragilité, entre la construction et la déconstruction ». Avec, lui, les jeans japonais autant que les cachemires italiens célèbrent l’imperfection inspirante du monde. Drew Curry voit son style comme « un clash entre toutes ses expériences et ses croyances ». 

A 30 ans, il a fait partie des semi finalistes du prix LVMH 2022, habillé de blanc Kendrick Lamar pour des concerts à Coachella et à Las Vegas, mais également Bad Bunny, Billie Eilish. « La pandémie a été un « reset » pour le monde et un nouveau commencement pour moi » déclare le réalisateur de « The Case of a tragic optimism ». Sa vision de l’hiver 2023-24 ? Elle est intrinsèquement liée aux héros du quotidien :  paysans, travailleurs manuels, humanitaires. Sous le titre « Refuge Deluge Transfuge », le voici qui ouvre un nouveau chapitre, sans doute le plus optimiste depuis ses débuts. « L’important, c’est partager la force autant que la fragilité. Je ne me concentre pas tant sur la tragédie, que sur la manière dont elle nous transforme. Je crois toujours que le futur sera plus brillant que le présent ». 

Drew Curry fait provision d’une douce énergie à l’intérieur de sa ville, comme de tout ce qu’elle rend visible « J’aime la lumière à Los Angeles, la regarder, c’est ressentir la beauté, c’est encore une ville où l’on peut réaliser ses rêves. Derrière le bar, celui qui vous prépare un café sera peut-être un futur acteur ». Garder les yeux ouverts, et savoir les fermer, quand il le faut ? « Je fais ma méditation le matin, c’est le moment où je ferme les yeux pour mieux ressentir l’air, le vent. Une manière de regarder profondément à l’intérieur de moi-même, voir ce que je peux faire de mieux chaque jour, pour écouter cette voix là… »   

Paris est la destination rêvée pour cet observateur des sentiments, élu par Dover Street Market : « J’aime l’architecture, et ici, je ressens une âme particulière. Celle que j’essaie de transmettre à travers mes vêtements, j’aimerais qu’ils donnent le sentiment d’avoir vécu, avant de vivre sur celui qui les a regardés, et choisis ».

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